Absentéisme en entreprise, le secteur hospitalier particulièrement touché

En France, l’absentéisme coûte chaque année 60 milliards d’euros aux entreprises. L’état de santé reste la principale cause tandis que les conditions de travail arrivent en deuxième place parmi les raisons évoquées.

Le phénomène devient vraiment alarmant si bien que les syndicats considèrent la question d’absentéisme comme un sujet sensible. Selon une étude menée par l’institut Alma Consulting Group, le taux d’absence des employés s’élève à 4,59 %, ce qui correspond à une moyenne de 16,7 jours d’absence par employé.

L’absentéisme est un indicateur important de la vie sociale d’une entreprise. Quand il est élevé, il désigne un sérieux dysfonctionnement au sein de la société. Pour inverser la courbe, le responsable doit procéder à une remise en cause et modifier les conditions de travail.

L’absentéisme dans le secteur hospitalier

Le taux d’absence dans le milieu hospitalier est très alarmant selon une étude menée par Drees. Les métiers d’agents d’entretiens et les aides-soignants sont les secteurs les plus touchés par ce malaise contrairement aux employés administratifs et les médecins.

Les plaignants évoquent les difficiles conditions de travail pour justifier les absences. La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et de la statistique (Drees) affirme dans son compte rendu que les salariés du secteur hospitalier déclarent 10 jours d’absence en moyenne dans l’année contre 7,9 pour l’ensemble des salariés dans les autres secteurs. Le nombre de jours d’absence dans les établissements privés coïncide avec celui des établissements hospitaliers publics, pareillement pour les structures de main d’œuvre et celles aux conditions comparables.

L’énorme écart entre les absences des aides-soignantes et médecins s’explique par de difficiles conditions de travail, particulièrement une forte exposition aux contraintes physiques (effectuer des mouvements fatigants ou douloureux, rester debout pendant longtemps). Autres raisons importantes qui conduisent à une absence imprévue : les exigences émotionnelles et les contraintes psychosociales.

Les rapports sociaux tendus, le fait de cacher des émotions ou de réconforter les gens, le contact permanent avec des personnes qui vivent des situations désespérées conduisent aussi à l’augmentation des absences chez les médecins. Bonne nouvelle, la question du salaire a très peu de conséquences sur les absences des salariés. Côté genre, les jours de repos improvisés sont à l’avantage des femmes comparativement aux hommes : 4,8 jours en plus par an en moyenne. Toutefois, cet écart baisse quand on considère uniquement les hommes et les femmes en dehors de l’âge de grossesse.

Les hôpitaux les plus concernés

Selon les données sur l’emploi en milieux hospitaliers, on constate que les établissements ayant plus de 100 agents ont 1,5 fois moins d’absences que les établissements de moins de 50 agents. Cette étude aide à comprendre que le taux d’absence dans la fonction publique hospitalière varie en fonction de la taille de l’établissement.

Les absences sont plus nombreuses chez les petits établissements hospitaliers que chez les grands. Toutes natures d’arrêts confondues, le taux d’absentéisme est de 14,8 % pour les structures de moins de 50 agents contre 11,2 % dans les établissements de plus 100 agents. L’écart augmente quand on tient compte des accidents de travail : 7 arrêts pour 100 personnels dans les grands centres contre 10 absences pour 100 employés chez les petits établissements.

Outre la taille de la structure, le vieillissement de la population active des employés est une donnée supplémentaire qui influe sur le taux d’absentéisme. Avec le recul du départ à la retraite, ces métiers exigeants tant physiquement que mentalement, conduisent à un taux d’absence élevé chez les membres de cette corporation.

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